Liink tient le compte poids de chaque marque chez chaque fabricant, métal par métal. Envois, retours de fonte, tiges, pierres, forfait de perte : chaque gramme a une écriture datée, et le solde se rapproche de la réalité physique à chaque clôture.
Le compte poids est le seul stock qui se perd sans que personne ne le vole. Il se perd par défaut de saisie, par assiette de calcul, et par mémoire.
Chaque mouvement de matière précieuse a une écriture, un poids pesé, une date et une pièce justificative. Le solde n'est jamais une estimation.
La différence ne se joue pas au moment de la clôture, mais à chaque geste qui la précède.
Comment Liink se compare aux outils utilisés aujourd'hui pour tenir un compte poids.
| Critère | Liink | ERP généraliste | Excel + relevé dépositaire |
|---|---|---|---|
| Compte poids par marque et par métal | ✅ | ❌ | Manuel |
| Solde partagé marque ↔ fabricant | ✅ | ❌ | ❌ |
| Débit automatique à la livraison | ✅ | ❌ | Manuel |
| Forfait de perte paramétrable (produit, client, atelier) | ✅ | ❌ | ❌ |
| Poids des pierres déduit avant le débit | ✅ | ❌ | Manuel |
| Double débit or + palladium (or gris palladié) | ✅ | ❌ | ❌ |
| Tiges d'alimentation et coefficients de reprise | ✅ | ❌ | Manuel |
| Métal en transit identifié (virement, confié, affinage) | ✅ | ❌ | ❌ |
| Livre de police électronique horodaté | ✅ | ❌ | ❌ |
| Rapprochement de clôture et écarts documentés | ✅ | Partielle | Manuel |
| Gratuit pour les fabricants | ✅ | ❌ | ✅ |
| Tarif | À partir de 99€/mois | Variable | Gratuit |
Dès qu'une matière précieuse change de mains sans changer de propriétaire, il faut un compte.
Le compte poids, le métal confié et les écarts de fabrication, expliqués sans détour.
C'est le compte de matière d'un donneur d'ordre chez son fabricant, tenu en grammes et non en euros. Le métal reste la propriété de la marque à tout instant : l'atelier qui travaille à façon ne le possède jamais. Le compte est crédité des envois et des retours, débité des pièces livrées et des pertes. Il se tient en poids fin, métal par métal, pour qu'un crédit en 24 carats et un débit en 18 carats restent comparables.
Le compte poids est un solde de propriété : il suit ce que la marque possède chez le fabricant, y compris les mouvements purement virtuels comme un virement de compte à compte chez un dépositaire. Le livre de police est un registre légal de détention : il n'enregistre que les mouvements physiques de matière précieuse, entrées et sorties. Un virement virtuel n'y figure pas ; la réception des pièces fondues, si. Les deux sont nécessaires et ne se remplacent pas.
Les causes d'écart sont presque toujours les mêmes : un retour de fonte non saisi, une tige envoyée sans pesée, un composant reçu sans passer par la balance, le poids des pierres non soustrait avant le débit, une pièce ratée non tracée — et le métal en transit chez un partenaire, qui n'est pas une perte mais un solde situé ailleurs. Les cinq premières sont des trous de saisie et se corrigent par la méthode ; la sixième est normale, elle doit simplement être affichée comme « en cours ».
Le débit à la livraison est le poids de la pièce finie multiplié par un forfait, classiquement 10 %, soit un facteur 1,10. Ce forfait couvre les pertes de fabrication : trait de scie sur la tige, limaille, polissage. Dans Liink il se résout en cascade, du plus précis au plus général : variation de produit, puis client, puis réglages de l'atelier, puis valeur par défaut. Un atelier qui ne facture aucun forfait saisit 0 %, et ce 0 % est appliqué tel quel — sans quoi le client serait sur-débité à chaque livraison.
Parce que les deux ne portent pas sur la même assiette. Le forfait facturé à la marque se calcule sur la pièce finie. La perte retenue par le fondeur — de l'ordre de 3 % à 3,5 % selon les maisons — se calcule sur le poids total fondu, tige d'alimentation comprise. Sur une pièce compacte avec une tige courte, le forfait couvre la perte et laisse une marge métal. Sur une petite pièce avec une grosse tige, l'assiette du fondeur dépasse largement le poids de la pièce finie et le forfait ne suffit plus. C'est cette asymétrie qui explique la plupart des marges métal négatives, et elle ne devient visible que si le poids total fondu et le poids de la pièce finie sont saisis séparément.
Elles font partie du métal fondu et doivent revenir dans le compte. Elles se pèsent avant tout envoi, puis se trient : une tige brute, jamais retouchée, est reprise à l'identique par le fondeur ; une tige polie ou ébavurée redevient du vieil or et n'est reprise qu'à un coefficient inférieur, souvent diminué de frais de traitement au gramme. Ces coefficients sont contractuels et se négocient partenaire par partenaire. Le tri se fait avant l'envoi et avant la saisie : reconstituer après coup ce qui était brut est impossible.
Oui, systématiquement. Une pièce sertie sort de la balance avec ses pierres, et les pierres ne sont pas du métal. Liink débite le métal net : pesée finale moins les pierres serties à l'atelier, moins les pierres fournies par la marque, moins la chaîne au mètre montée, qui reste du métal de la marque et ne se débite jamais. Sans cette soustraction, chaque pièce sertie sur-débite le compte de la marque et l'écart grossit à chaque livraison.
Il y en a quatre, et elles ne se tracent pas de la même manière. Le virement de compte à compte chez un dépositaire : rien ne bouge physiquement, le compte du fabricant est crédité au nom de la marque. L'envoi de stock physique : composants, apprêts, chaînes. La livraison directe du fournisseur au fabricant, qui ne transite jamais par la marque : elle s'inscrit au livre du fabricant, avec la marque en contrepartie. Enfin le métal de récupération issu du SAV ou des retours, qui doit passer par l'affinage avant d'être crédité, frais d'affinage déduits. Dans les quatre cas, la position métal de la marque doit diminuer : le grammage fait foi, qu'un lot d'inventaire soit renseigné ou non.
Liink tient un livre de police électronique : numérotation séquentielle continue, horodatage de chaque écriture, chaînage cryptographique, correction par écriture rectificative plutôt que par écrasement, et export du registre. La base légale en vigueur est l'article L. 834-6 du Code de commerce, complété par les articles 56 J quaterdecies à 56 J octodecies de l'annexe IV du CGI ; l'article 537 du CGI, encore souvent cité, est abrogé depuis le 1er juillet 2025. Les écritures se conservent six ans à compter de la dernière opération. Attention : chaque entreprise reste tenue de son propre registre. Un façonnier ne se décharge pas du sien parce que son donneur d'ordre en tient un.
L'usage dans les ateliers façonniers est une clôture toutes les deux semaines. On rapproche trois sources : le relevé réel du dépositaire, l'inventaire physique de l'atelier et le métal en transit chez chaque partenaire. Le total doit égaler la somme des comptes clients et du compte propre de l'atelier. Un écart supérieur à un gramme ne s'arrondit pas : il est investigué et documenté avant la clôture suivante. Plus le rapprochement est fréquent, plus la période à fouiller est courte.
Les plans démarrent à 99€/mois, sans frais de mise en place ni engagement. Les fabricants invités par une marque utilisent Liink gratuitement : c'est un principe fondateur, la coordination du métal ne doit pas avoir de barrière financière du côté de l'atelier. Un compte poids ne vaut que si les deux parties regardent le même solde.
Ouvrez un compte poids par fabricant et par métal, et suivez chaque mouvement au même endroit que vos commandes.
À partir de 99€/mois • Gratuit pour vos fabricants • Sans carte bancaire